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sorry
I write in French but if you want help me to translate my story....
Le
Freesia
Freesia
refracta
Sous
la mimosée de mon jardin d'enfance, poussait une sorte d'herbe
vert tendre. Elle était apparûe vers le mois de décembre
alors que les mauvaises herbes n'étaient pas encore sorties.
En février, elle formait déjà un tapis serré.
Couchée à plat ventre dedans, je pouvais observer
à contre jour une tige encore enclose entre les feuilles.
Au toucher, je sentais cette excroissance prête à émerger.
Cela
ne tarda pas : dès le début du moi de mars, alors
que le mimosa était en pleine explosion, les premières
tiges de freesia dépassèrent de leurs feuilles en
fer de lance. Délicate
mais solide à la fois, la hampe florale brusquement arquée
au sommet, dépliait 6 à 10 corolles tubulaires d'un
blanc incertain.
Odeur douce et sucrée relevée d'une fragrance inconnue.
Au plus fort de leur floraison, les freesias serrés les uns
contre les autres exhalaient une senteur lourde et exotique, parfait
contrepoint à l'innocent parfum poudrée du mimosa.
Il y en avait tant que je les mettais en petites bottes serrées
pour les offrir à ma maitresse d'école.
Bien
plus tard, j'ai retrouvé mon petit freesia dans tous les
jardins anciens que je fréquente. On le rencontre même
dans la nature, échappé des jardins où il est
passé de mode. J'ai
appris qu'il était originaire du Cap et que dès 1883,
il était proposé à la vente sur le catalogue
anglais James Carter & Cie. Cette charmante bulbeuse à
la floribondité extraordinaire et au parfum tenace fit la
conquète des cultivateurs et des jardiniers de la Côte
d'Azur dès la fin du XIXe siècle.
Depuis
le Freesia refracta, appelé aussi Freesia odorata
est devenu l'hôte privilégié des mimosées
et des vieux jardins. On le rencontre même, ancré dans
les creux de rocher du sentier littoral, échappé des
parcs aux ballustres blanches qui bordent encore la mer par endroit.
Partout où les jardins sont morcelés, remaniés,
il profite du boulversement de la terre pour se réfugier
contre les clôtures ou sous les arbres. Les oiseaux le sèment
même au fait des grands palmiers entre les moignons de palmes.
Le
freesia monte facilement à graine : Chaque tige soutient
péniblement 4 à 5 boulettes peines de graines. Au
fur et à mesure de leur grossissement, le feuillage s'étiole,
sèche et disparaît complètement. La tige se
couche à son tour, les sacs à graines s'entrouvrent
et la semense roule à terre où elle grillera tout
l'été. Les pluies de septembre entrainent les graines
qui terminent leur course dans les tas de terre et de remblais accumulésen
contre bas par le ravinement des jardins.
La
majorité d'entre elles germeront. La première année,
les jeunes feuilles poussent en un fin gazon de quelques centimètres.
Toute l'énergie est consacrée à la formation
des petits bulbes qui accumulent des réserves pour passer
l'été. Après la disparition estivale, l'automne
voit renaître une végétation bien drue qui donnera
une première floraison dès le mois de mars.
Secrets
de jardinière:
Le
freesia aime une terre légère et sableuse et pauvre.
Les engrais, les amandements organiques et l'arrosage automatique
signent sa disparition cours terme.
Depuis
quelques années, on propose ses graines à la vente
sur quelques rares catalogues spécialisés.
Semez
les graines en fin d'été (comme dans le cycle naturel)
au fond de vos massifs un peu négligés et sous les
arbres là où rien ne pousse.
Recouvrez d'un mélange de terreau et de sable à part
égale et laissez faire Dame Nature.
En deux ans vous aurez constitué un délicat tapis
odorant et qui se passe courageusement d'eau en été.
Nicole
Arboireau
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Acacia
cardiophylla
Mars 2005
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